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Le crabe sanguin
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Recherches


Le crabe sanguin : Hemigrapsus sanguineus (De Haan, 1835)

Mr Jean Claude Dauvin, professeur d'Ecologie marine à l'université de lille 1, effectue, depuis trois années, des recherches sur la colonisation du crabe sanguin le long des côtes françaises de la Manche (de la côte ouest du Cotentin à la frontière belge).


Si des pêcheurs amateurs veulent collaborer à ses travaux, il peuvent lire la fiche ci jointe et, en cas de trouvaille, utiliser le contact mentionné ci dessous.

Le crabe sanguin Hemigrapsus sanguineus (De Haan, 1835) est originaire du Pacifique nord-est, des Philippines au Japon sur l’île à Hokkaido. Abondant sur les côtes du Japon, tant à l’est (rivage tempéré-chaud) qu’à l’ouest (eaux plus froides), il a d’abord été baptisé ‘crabe littoral japonais’ puis dénommé plus tard ‘crabe sanguin’.


L’espèce possède une carapace carrée (Figure 1 et Photo 1). Son front antérieur est droit et dépourvu de dent. Trois dents sont présentes sur le bord antérolatéral. La largeur maximum de la carapace est de 43,9 mm chez le mâle et de 39,0 mm chez la femelle. Le crabe sanguin est de couleur marron foncé à presque noir, avec des tâches marron clair et/ou vertes qui peuvent être légèrement contrastées, quelques fois avec une teinte de rouge.


Ses pattes robustes, présentent une coloration annelée de blanc-crème. Les deux pinces (chélipèdes) possèdent des tâches rouges foncé et présentent chez le mâle une vésicule translucide molle à l’aisselle du dactyle et du propode.

Figure 1. Dessin représentatif du crabe sanguin (http://www.salemsound.org).


Le crabe sanguin est omnivore, capable de se nourrir des proies les plus abondantes comme les algues vertes dont les ulves, les moules, les huîtres et les balanes. La reproduction a lieu entre juin et septembre et le recrutement de la population dans la zone accessible à marée basse commence en juin. Chaque femelle peut avoir plusieurs pontes (trois ou quatre), qui compte de 15000 à 50000 œufs chacune. Les larves vivent environ un mois dans le plancton avant de devenir des crabes juvéniles.

Photo 1 : crabe sanguin mâle (Armonie Tous Rius)


Cette espèce vit préférentiellement sur les estrans rocheux du haut des plages comme à Gatteville-Phare à proximité du quai d’accès au phare (Photo 2) où elle occupe le même habitat que le crabe vert ou crabe enragé Carcinus maenas. Les individus ont tendance à se regrouper sous les rochers ; ils sont tolérants à une large gamme de salinité et de température et ils préfèrent les rochers et les pierres de petites tailles. L’espèce a probablement été introduite par les eaux de ballast des navires marchands sur les côtes atlantiques américaines et europénnes. Elle a été trouvée pour la première fois sur les côtes Atlantiques américaines au sud du New Jersey en septembre 1988 ; elle est maintenant bien établie sur toutes les côtes est des Etats-Unis de la Caroline au Maine. Récemment, le crabe sanguin a été découvert sur les côtes européennes et plus précisément pour la première fois au Havre (Haute Normandie) en 1999 ainsi que sur les côtes du Pays Bas en 2000. Elle est actuellement connue depuis la côte ouest du Cotentin au Danemark. Elle est actuellement absente en Angleterre.


Observée la première fois à Blainville sur mer en mai 2008, un recensement pendant les deux étés 2008 et 2009 (nombre de crabes sanguins sous 90 pierres) a permis de montrer une plus forte colonisation du nord cotentin que sur la côte ouest (Figure 2). Cependant en 2009 sur des sites non prospectés en 2008 (Linverville et Saint-Germain-sur Ay), le niveau de colonisation est conséquent.


Deux questions se posent aujourd’hui :


1/quelle sera la vitesse de progression de l’espèce dans le Cotentin et notamment la côte ouest où les abondances par mètre carré restent modérées par rapport à celles mesurées par exemple à la Hougue en été 2009 (jusqu’à 50 crabes pour un mètre carré)


2/l’espèce est-elle présente notamment en hiver plus bas sur l’estran et est-elle présente sur des pieux à moules et dans les poches à huîtres.


Les observations faites par des pêcheurs amateurs peuvent être intéressantes pour ce suivi de l’invasion du crabe sanguin avec notamment la prise de photos permettant de vérifier l’identification du crabe, le positionnement exact de la récolte (positionnement GPS par exemple) et la conservation des individus (alcool dénaturé, alcool à brûler ou vinaigre blanc par exemple) pour une vérification.

Photo 2. Blocs de rochers sous lesquels se trouvent le crabe sanguin (le Phare de Gatteville-Phare, août 2008, photo Jean-Claude Dauvin)


Contact :


Pr Jean-Claude DAUVIN,

Université de Lille 1, Station Marine de Wimereux, 28, avenue Foch,


BP 80, F-62930 Wimereux


Téléphone : 03 21 99 29 20


Courriel jean-claude.dauvin@univ-lille1.fr

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